SEMAINE DE SOLIDARITE AVEC LA PALESTINE - LA COURNEUVE 14-21 mai 2010

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La Courneuve accueille Fadwa Barghouti et Michel Warchawski pour la remise de la Citoyenneté d'Honneur de la ville à Marwan Barghouti et Michel Warchawski. Ce Vendredi 21 mai à 18h, Hotel de Ville.   

 

Marwan Barghouti nommé à l’unanimité

Citoyen d’honneur par le Conseil Municipal

de la ville de Chalette sur Loing

 

 

Le 14 septembre 2009, le Conseil municipal de Chalette  a nommé à l’unanimité Monsieur Marwan Barghouti citoyen d’honneur de la ville.

 

C’est un acte fort qui marque qu’une fois de plus la ville de Chalette sur Loing soutient le peuple palestinien. Cette délibération exprime la volonté de l’ensemble des élus de la ville que soient mises en place les conditions d’un règlement rapide de ce conflit en faisant respecter les résolutions de l’ONU qui ne sont toujours pas appliquées.

 

Ce vote, à travers la nomination de Marwan Barghouti au titre de citoyen d’honneur de la ville, marque également l’espoir de tous les élus de Chalette sur Loing de voir enfin l’existence de deux états, condition indispensable pour que les palestiniens et les israéliens vivre libres et en paix.

 

Chalette fait donc désormais partie du réseau des collectivités pour la libération de Marwan Barghouti.

 

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grande marche internationale de la liberté pour Gaza

"Il faut que les peuples du monde viennent soutenir notre peuple pour qu’il puisse aller sur ses champs, et vivre en paix et en liberté sur cette terre de Palestine".

A Khuza’a,près de la frontière, dans le sud de Gaza, nous avons rencontré des paysans palestiniens qui nous montrent les dégats sur leurs maisons et leurs terres.

Nous appelons tou-te-s les citoyen-ne-s épris de justice à se joindre aux missions qui iront leur rendre visite cet hiver à partir du 20 décembre 2009, pour les aider et participer à la grande marche internationale de la liberté pour Gaza vers Jerusalem/Al Quds le 1er janvier.

Il faut briser le siège israélien de Gaza et que les crimes de guerre commis par la puissance occupante soient punis.

Voir la vidéo inscrivez vous dès maintenant : www.urgence-gaza.com

 

Pour se procurer le livre de Marwan Barghouti

"La Promesse  - Ecrits de prison "

 

http://arcane17.hautetfort.com/

 

TOURNEE EN FRANCE DE FADWA BARGHOUTI

- le 8 sept. à Stains

- le 9 sept. à Gennevilliers

- le 10 sept. à Valenton

- le 11 sept. à Corbeil Essonne

- les 11, 12 et 13 sept. à la Fête de  l'Humanité 

 

Programme au 31 août :

.

Mardi 8 Septembre - 11h - Conférence de Presse - Hôtel de ville de Stains (93)
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Mardi 8 septembre à Stains - 18h30 Maison du Temps libre - Grande soirée de solidarité
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Mercredi 9 septembre à Gennevilliers - 18h salle du Conseil Municipal - Rencontre avec Fadwa Barghouti
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Jeudi 10 septembre - 14h Conférence de Presse / 19h30 Soirée de solidarité - salle G-Princay
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Solidarité avec Mohammed Khatib !
mercredi 12 août 2009
 

L’un des dirigeants emblématiques de la lutte populaire non violente de Bil’in a été arrêté par les troupes d’occupation israéliennes.

Il doit être libéré immédiatement !!!

 

Mohammed Khatib, défenseur inlassable des droits de son village dont les terres sont volées par la colonisation illégale que mène Israël et le mur de spoliation qu’il continue d’y construire en violation du droit international, avocat infatigable de la lutte non violente et inventeur créatif de formes nouvelles de cette lutte, a été kidnappé chez lui par les soldats de l’occupant.

Cette arrestation montre bien à la fois le refus obstiné de la paix par l’occupant israélien de la Palestine et la peur qu’il ressent devant cette forme de lutte qu’il ne sait pas arrêter.

 

Nous devons faire libérer Mohammed Khatib et tous les résistants qui comme lui se battent pour le droit et pour leurs droits, contre l’occupation et la colonisation.

 

Envoyons des lettres à l’ambassade d’Israël en France, avec copie au Ministre des Affaires étrangères français.

 

 Ambassade d’Israël 3 rue Rabelais 75008 PARIS fax : 01 40 76 55 55 information@paris.mfa.gov.il

 Ministère des Affaires Etrangères 37 quai d’Orsay 75007 PARIS Pour écrire, allez sur le site http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/na...

 

Exigeons que le droit prévale sur la violence de l’occupation

Marwan Barghouti élu à la Direction du Fatah

le Fatah s'est doté en août d'une direction rajeunie. Pour ce premier congrès du principal parti laïc palestinien depuis près de 20 ans.

Figure de proue de la nouvelle direction, Marwan Barghouti a fait son entrée au comité central.

Lettre depuis une prison israélienne
publié le mercredi 8 juillet 2009

Cynthia McKinney
 
Une militante états-unienne pour les droits humains, ancienne sénatrice, a été emprisonnée en Israël pour avoir, avec le navire de Free Gaza, tenté de briser le blocus israélien inhumain qui étrangle Gaza [1].

Je suis Cynthia McKinney et je parle depuis ma cellule, dans une prison israélienne à Ramle. [Je fait partie] des 21 activistes des droits humains du Free Gaza Movement incarcérés actuellement pour avoir essayé de transporter de l’aide médicale, des matériaux de reconstruction - et même des crayons pour enfants ; j’avais une valise remplie de crayons pour les enfants. Pendant notre traversée, en route pour Gaza, les Israéliens ont menacé de tirer sur notre bateau, mais nous n’avons pas fait demi-tour. Les Israéliens ont arraisonné le bateau et nous ont détenus parce que nous voulions offrir des crayons aux enfants de Gaza. Nous sommes détenus et nous voulons que les citoyens du monde sachent comment on nous a traités parce que nous voulions livrer de l’aide humanitaire au peuple de Gaza.

Au début de l’opération israélienne, intitulée « Plomb Durci » [en décembre 2008], je suis montée à bord d’un bateau du Free Gaza Movement, avec un jour de préavis, et j’ai essayé, en tant que représentante des États-Unis dans une délégation multi-nationale, de livrer 3 tonnes d’aide médicale à Gaza déjà assiégée et ravagée.

Pendant "Opération Plomb Durci", des avions F-16, fournis par les États-Unis, ont lâché leurs feux infernaux sur un peuple pris au piège. Le nettoyage ethnique s’est transformé en un génocide généralisé, purement et simplement. Du phosphore blanc, de l’uranium appauvri, de la technologie robotique, des munitions DIME et des armes à sous-munitions, fournis par les États-Unis - des nouvelles armes provoquant des blessures encore jamais traités par les médecins jordaniens et norvégiens. Les médecins, qui présents à Gaza pendant le massacre israélien, m’ont dit plus tard que Gaza était devenue le vrai laboratoire d’Israël pour tester ses armes, les personnes étant utilisées comme cobayes pour tester et améliorer l’efficacité du taux de mortalité de ses armes.

Grâce à Al Jazeera, diffusée en arabe et en anglais, et à Press TV, diffusée en anglais, le monde a pu voir la violence méprisable d’Israël. J’ai vu ces transmissions, jours et nuits en direct, non pas aux États-Unis mais au Liban où ma première tentative pour rentrer à Gaza s’était terminée car les militaires israéliens avaient éperonné, dans les eaux internationales, le bateau à bord duquel j’étais... C’est un miracle si je suis ici pour écrire sur ma deuxième rencontre avec les militaires israéliens, une autre mission humanitaire avortée par les militaires israéliens.

Les autorités israéliennes ont essayé de nous faire confesser que nous avions commis un crime .. Je suis maintenant connue comme la prisonnière d’Israël numéro 88794. Comment puis-je être en prison pour avoir rassembler des crayons pour les enfants ?

Le sionisme est sûrement arrivé au terme de sa légitimité si ceci est sa réponse aux personnes croyant tellement profondément dans les droits humains pour tous qu’ils mettent leur propre vie en jeu pour les enfants de quelqu’un d’autre. Israël est l’expression du sionisme à son summum, mais si Israël a peur pour sa sécurité car des enfants de Gaza ont des crayons, alors non seulement Israël a perdu son dernier lambeau de légitimité mais Israël doit aussi être déclarée un état défaillant.

Je risque d’être déportée par un état qui m’a amenée ici sous la menace des armes après avoir réquisitionné notre bateau. J’ai été amenée en Israël contre mon gré. Je suis retenue dans une prison car j’avais un rêve, celui que les enfants de Gaza puissent colorier et peindre, que les blessures de Gaza puissent être soignées et que les maisons bombardées de Gaza puissent être reconstruites.

Mais j’ai appris une chose intéressante en étant dans cette prison. Premièrement, la population est majoritairement noire : peuplée principalement par des éthiopiennes qui, elles aussi, avaient un rêve... comme mes compagnes de cellule, dont une d’elles est enceinte. Elles ont toutes une vingtaine d’années. Elles pensaient qu’elles venaient en Terre Sainte. Elles avaient un rêve, que leurs vies soient meilleures... L’Éthiopie, autrefois fière et jamais colonisée, [s’est retrouvée] sous la coupe des États-Unis et est devenue un lieu de torture, de "rendition" (transfert et détention secrète) et d’occupation. Les éthiopiens doivent libérer leur pays car les politiques des super-puissances [sont] devenues plus importantes que les droits humains et l’autodétermination.

Mes compagnes de cellule sont venues en Terre Sainte pour se libérer des exigences des politiques des super-puissances. Elles n’ont commis aucun crime à part celui d’avoir eu un rêve. Elles sont venues en Israël car elles pensaient qu’Israël leur offrait un espoir. Leur voyage pour Israël, passant par le Soudan et l’Égypte a été très ardu. Je peux seulement imaginer ce que se fût pour elles. Et il n’était pas donné. Beaucoup d’entre elles sont le symbole des efforts collectifs importants de leurs familles. Elles se sont frayées un chemin jusqu’à la Haute Commission aux Réfugiés de l’ONU. Elles ont reçu leurs papiers d’identité jaunes. Elles ont eu leurs certificats pour la protection de la police. Elles sont des réfugiées de la tragédie et elles sont arrivées en Israël et seulement après qu’elles soient arrivées, Israël leur a dit "il n’y a pas d’ONU en Israël".

La police, ici, est libre de les attraper et de les donner en pâture à un semblant de système judiciaire. Chacune de ces femmes, superbes, diligentes et fières, est l’espoir de toute sa famille. L’image d’Israël les a bien eu et nous avec. Dans une campagne de publicité astucieuse et diffusée à grande échelle, Israël s’est représentée lui-même comme le premier lieu de refuge et de sécurité pour les juifs et les chrétiens. Moi aussi, j’ai cru en cette publicité et j’ai manqué de regarder plus en profondeur.

La vérité est qu’Israël a menti au monde. Israël a menti aux familles de ces jeunes femmes. Israël a menti aux femmes elles-mêmes qui maintenant sont prises au piège dans le centre de détention de Ramle. Et qu’allons nous faire ? Une de mes compagnes de cellule a pleuré aujourd’hui. Elle est ici depuis 6 mois. En tant qu’Américaine, pleurer avec elles n’est pas assez. La politique des États-Unis doit être améliorée et alors que le président Obama donne 12.8 milliards de dollars aux élites financières des États-Unis, il devrait être clair que l’espoir, le changement et le "oui, nous pouvons" furent de très fortes images de dignité et d’accomplissement de soi, individuellement et nationalement en lesquelles, de partout, les personnes assiégées ont réellement cru.

C’était une campagne de publicité rondement menée, habilement vendue au monde et aux électeurs américains, tout comme la publicité d’Israël le fut au monde. Nous nous sommes tous fait avoir, mais plus tragiquement, ces jeunes femmes.

Nous devons voter en toute connaissance de cause pour de meilleurs candidats désireux de nous représenter. J’ai lu et relu la lettre du Dr. Martin Luther King Junior écrite depuis une prison de Birmingham. Jamais dans mes rêves les plus fous, je n’aurais imaginé que moi aussi, un jour je devrais en écrire une. Il est clair que les contribuables en Europe et aux États-Unis ont beaucoup à se repentir pour ce qu’ils ont fait à d’autres autour du monde.

Quelle ironie ! Mon fils rentre à l’école de droit sans moi car je suis en prison, en essayant de faire de mon mieux, à ma manière, pour les enfants d’autres personnes. Pardonne moi, mon fils. Je suppose que je suis en train de connaître la dure réalité, la raison pour laquelle les gens ont besoin de rêver. [Mais] j’ai de la chance. Je sortirai de cet endroit. Est-ce qu’Israël est devenue le lieu où les rêves meurent ?

Demandez-le au peuple palestinien. Demandez-le à la file ininterrompue d’hommes noirs et asiatiques que je vois arriver à Ramle. Demandez-le aux femmes de ma cellule. [Demandez-vous :] Qu’êtes-vous prêts à faire ?

Changeons le monde ensemble et réapproprions-nous ce dont nous avons tous besoin en tant qu’êtres humains : la Dignité. Je demande aux Nations Unies que ces femmes, qui n’ont rien fait de mal sinon d’avoir cru en Israël comme gardienne de la Terre Sainte, soient réinstallées dans des maisons paisibles. Je demande au département d’État des États-Unis d’inclure la situation désespérée des réfugiés certifiés par le HCR et détenus dans le rapport sur Israël lors de son rapport annuel sur les droits humains. Je demande, une fois encore, au président Obama d’aller à Gaza : dépêchez votre envoyé spécial, Georges Mitchell, là-bas pour qu’il rencontre le Hamas en tant que parti élu par les palestiniens.

Je dédicace ce message à celles et à ceux qui se battent pour une Palestine libre, et aux femmes que j’ai rencontrée à Ramle.

Je suis Cynthia McKinney, connue comme prisonnière de Ramle numéro 88794, le 2 juillet 2009.

 

[1] elle a été libérée le 7 juillet. Ses camarades du Spirit of Humanity sont toujours détenus

publié par Le Grand Soir

http://www.legrandsoir.info/Lettre-...

intro et note :CL, Afps

 

Le rapport d’Amnesty International sur la guerre de Gaza
publié le lundi 6 juillet 2009


Alain Gresh

 

Le 2 juillet, Amnesty International a publié un long rapport sur la guerre menée par Israël contre Gaza, Israel/Gaza : Operation “Cast Lead” : 22 days of death and destruction. Un communiqué de la section France de l’organisation, « L’impunité pour les crimes de guerre commis à Gaza et dans le sud d’Israël annonce de nouvelles souffrances pour les civils », résume les principales conclusions du texte.

Pour l’essentiel, ce texte concerne Israël, mais il mentionne aussi le Hamas, qu’il accuse de crimes de guerre pour avoir tiré des roquettes délibérément sur des populations civiles. Je ne reviendrai pas sur cet aspect qui revient à chaque conflit (les deux parties ont commis des crimes, mais y-a-t-il vraiment une équivalence entre un Etat et une organisation armée ?), que ce soit celui du Liban de 2006 ou celui de Gaza. Je les avais abordés dans d’autres envois plus anciens, « Les lois de la guerre » (27 octobre 2008) et « Crimes de guerre (suite) » (13 septembre 2006).

En revanche, le rapport d’Amnesty International permet de répondre à nombre de contre-vérités proférées durant la guerre de Gaza, notamment « les mensonges de Bernard-Henri Lévy ».

D’abord, le nombre de victimes. Les enquêteurs d’Amnesty confirment le chiffre de 1400 morts, dont 300 enfants et plus d’une centaine de femmes. Les chiffres donnés par l’armée israélienne (1200 morts, en grande majorité des gens armés) ne reposent sur aucune donnée : elle a refusé de donner les noms des guérilleros qu’elle prétend avoir identifié.

Les enquêteurs d’Amnesty affirment que toutes les morts civiles palestiniennes ne résultent pas d’une politique délibérée. Certains ont été tués dans des opérations militaires légitimes (à aucun moment le rapport ne parle d’un élément important, la légalité de l’attaque israélienne elle-même du point de vue du droit international ; sur cet aspect, lire Richard Falk, « Nécessaire inculpation des responsables de l’agression contre Gaza », Le Monde diplomatique, mars 2009.)

« Toutefois, poursuit le rapport, la mort de plusieurs centaines de civils palestiniens non impliqués dans le conflit, y compris 300 enfants, ne peut être réduite à des “dommages collatéraux” (...) ou à des erreurs. Ils ne peuvent pas être attribués non plus à des réactions de panique de soldats isolés opérant sous le feu. »

« Les attaques qui ont provoqué le plus de morts et de blessés ont été menées par des armes de longue portée à haute précision tirées d’avions, d’hélicoptères et de drones ou bien par des chars stationnés à plusieurs kilomètres de l’objectif, souvent contre des objectifs sélectionnés (ce qui signifie que les tirs avaient fait l’objet d’une autorisation de la chaîne de commandement). Ces victimes n’ont donc pas été faites dans des tirs croisés et des batailles entre des militants palestiniens et les forces israéliennes. »

A plusieurs reprises, les responsables israéliens ont montré le peu d’intérêt qu’ils avaient pour les pertes palestiniennes. A une question posée par un journaliste affirmant que les pertes palestiniennes à Gaza étaient cent fois supérieures aux pertes israéliennes, le ministre de l’intérieur Meir Sheerit répondait : « C’est le sens de l’opération. » De plus, les autorités israéliennes ont considéré toute institution plus ou moins liée au Hamas comme un objectif légitime, y compris le parlement, divers ministères, des médias, etc., « qui n’étaient pas impliqués dans les hostilités », ce qui « sape les principes du droit international humanitaire qui fait la distinction entre civils et combattants ».

La population palestinienne a-t-elle été prise en otage par le Hamas ? Non, répond le rapport d’Amnesty, et le communiqué en français de l’organisation précise :

« Après avoir enquêté sur plusieurs attaques, Amnesty International a conclu que les victimes n’avaient pas été prises entre deux feux durant les affrontements entre militants palestiniens et troupes israéliennes, pas plus qu’elles n’avaient servi de boucliers humains à des militants ou à des objectifs militaires. Beaucoup ont péri dans le bombardement de leur maison, pendant leur sommeil. D’autres étaient assises dans leur cour ou étendaient du linge sur leur terrasse. Les enfants ont été touchés alors qu’ils jouaient dans leur chambre, sur le toit ou près de chez eux. Les secouristes et les ambulanciers ont été agressés à plusieurs reprises alors qu’ils s’efforçaient de porter secours aux blessés ou de récupérer les corps des victimes. »

Cette idée que les Palestiniens ont été pris en otage est un des lieux communs répétés par les médias dès qu’ils parlent des événements de Gaza ; elle fait partie des mensonges dont nous a abreuvés Bernard-Henri Lévy.

Le rapport précise aussi que les forces israéliennes ont, à plusieurs reprises, ciblés des ambulances et des équipes médicales ; que des civils qui auraient pu être sauvés sont morts parce que les Israéliens ont refusé le passage des ambulances, que, à plusieurs reprises, les troupes israéliennes ont contraint des civils à leur servir de boucliers humains.

Enfin, l’argument avancé selon lequel l’armée israélienne aurait prévenu les populations concernées de bombardements et les aurait appelées à fuir est considéré comme nul et non avenu, dans la mesure où les habitants ne pouvaient fuir nulle part, toutes les issues de Gaza étant fermées.

Le rapport demande l’arrêt du transfert d’armes vers Israël, le Hamas et tous les groupes armés. Il est intéressant de noter que, contrairement aux gouvernements occidentaux dont la seule préoccupation est de stopper le transfert d’armes au mouvement Hamas, Amnesty appelle aussi à viser Israël. Sur les transferts d’armes, on notera le livre publié par le Groupe de recherche et d’information sur la sécurité (GRIP), « Qui arme Israël et le Hamas ? La Paix pass(é)e par les armes ? » (Patrice Bouveret, Pascal Fenaux, Caroline Pailhe, Cédric Poitevin).

Le rapport d’Amnesty poursuit en affirmant que le gouvernement israélien a refusé de mener la moindre enquête sérieuse sur les violations du droit international (ce qui, souligne l’organisation, justifie la mise en œuvre du principe de la compétence universelle pour juger des responsables israéliens devant des tribunaux étrangers).

Cette perspective inquiète les responsables israéliens. On savait que, au lendemain du conflit à Gaza, le gouvernement s’était engagé à donner aide et appui à tout responsable qui serait poursuivi à l’étranger pour crimes de guerre (lire, par exemple, Yaakov Katz, « Security and Defense : Preparing for ’the day after’ », The Jerusalem Post, 15 janvier 2009).

Mais la multiplication des rapports accablants pour l’armée israélienne suscite de nouvelles inquiétudes. Dans un article du Jerusalem Post du 3 juillet 2009, « Israel worries over intense ’legal war’ », Amir Mizroch note que, en quelques jours, ont été publiés le rapport d’Amnesty International, celui de Human Rights Watch (« Israël : Le mauvais usage de drones a causé la mort de civils à Gaza », 30 juin), celui de la Croix-Rouge internationale (« Gaza : 1.5 million people trapped in despair », 29 juin), sans parler de l’ouverture des auditions de la commission internationale des Nations unies présidée par le juge sud-africain Richard Goldstone. Un des dilemmes que souligne cet article est qu’il faudrait, pour éviter d’être attaqué devant des tribunaux étrangers, que l’armée israélienne mène des enquêtes sur toutes les plaintes déposées. Or, tout prouve que l’armée enterre ces plaintes et ne mène, comme le souligne le rapport d’Amnesty, aucune enquête sérieuse.


Où sont RSF et Bernard-Henri Lévy ?

Il y a un an, un journaliste palestinien de Gaza, Mohammed Omer, partait pour le Royaume-Uni où il devait recevoir un prix. A la frontière, il fut déshabillé, battu, torturé. Nous avions publié alors un témoignage d’un de ses collègues, Dahr Jamail, sur cette affaire, « “Pressions physiques modérées” en Palestine ». Un an plus tard, Omer lui-même revient sur ce drame et sur l’impossibilité d’obtenir réparation, dans un texte qu’a traduit le site Info-Palestine, « Un journaliste humilié et battu - Un an après », 30 juin 2009. Il écrit notamment :

« Le correspondant de Jerusalem du Los Angeles Times, Ashraf Khalil, a conduit une enquête concernant mon cas et notait dans son article du 3 novembre 2008, que mes dossiers médicaux décrivent : “Mollesse dans la partie antérieur du cou et dans le haut du dos, notamment le long des côtes droites, douleur modérée à sévère”, et “pour raison de douleurs, l’examen du scrotum réalisé a révélé une varicocèle (dilatation variqueuse des veines du cordon spermatique) sur le côté gauche et une opération a été décidée plus tard”. De la fièvre et une chute n’occasionnent pas des marques si distinctives. Des coups de pieds, de poings et autres raclées le font. Poursuivant, Khalil explique que “Mahmoud Tarary, personnel soignant est arrivé dans une ambulance de la Société du Croissant Rouge Palestinien et dit avoir trouvé Omer dans un état semi-conscient, avec des meurtrissures sur son cou et sa poitrine. Tararya dit que les officiers de la sécurité israéliens étaient en train de demander à Omer de signer “une sorte de formulaire écrit en hébreu”. L’employé paramédical dit qu’il est intervenu, a séparé Omer des soldats et l’a chargé dans l’ambulance, où il est resté dans un état semi-conscient lors de la majeure partie du voyage jusqu’à l’hôpital.” »

« Khalil note dans son article que Richard Falk, Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’homme, a écrit à Verhagen, ministre des Affaires Etrangères des Pays-Bas, et a déclaré : “J’ai examiné la crédibilité de M. Omer et sa narration de la suite des évènements, et je les trouve parfaitement crédibles et corrects.” »

« Se relever mentalement et physiquement de torture et interrogatoire est loin d’être simple. Ceci ne devrait arriver à personne. Mon objectif concernant mon dossier est d’attirer l’attention sur les droits humains universels, les droits de la liberté d’expression et la liberté de mouvement. Il y a des endroits dans ce monde où ces libertés n’existent pas. Israël clame ne pas être un de ces endroits, mais aussi bien le gouvernement et la complicité de journalistes prenant individuellement part à dissimuler ce qu’ils m’ont fait, me prouvent le contraire. Ironiquement, le jour où le Shin Bet a choisi de me détenir, m’interroger et me torturer - le 26 juin - était la date choisie par les groupes de défense des droits de l’homme comme Journée Internationale contre la Torture. »

 

publié sur le blog du Monde diplomatique "nouvelles d’orient"

http://blog.mondediplo.net/2009-07-...

Gaza ; L’ONU poursuit son enquête
30 juin 2009 - Radio Canada et Afp
 
La mission du Conseil des droits de l’homme de l’ONU dirigée par le juge Richard Goldstone est de retour dans la bande de Gaza, après un premier séjour début juin, cette fois pour y tenir des audiences publiques.

L’ex-procureur du TPI pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda a commencé dimanche à entendre les témoignages de victimes de l’offensive militaire menée par Israël contre ce territoire palestinien entre le 27 décembre et le 18 janvier. Les audiences, télévisées, s’étireront sur deux jours.

L’objectif est de montrer le visage et de diffuser la voix des victimes, de toutes les victimes.

Un des témoins entendus jusqu’ici, Mahmoud Daher, employé à Gaza par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a décrit les difficultés rencontrées par les infirmiers pour soigner les blessés.

« C’était très dangereux pour les services d’urgence de circuler sur les routes en dépit des tentatives de coordonner [les secours] avec l’armée israélienne », a-t-il expliqué, indiquant que 16 infirmiers avaient trouvé la mort durant l’offensive et que 20 ambulances avaient été détruites.

Plusieurs experts viendront aussi se prononcer sur cette offensive qui, côté palestinien, a fait environ 1400 morts, en majorité des civils, selon les services d’urgence palestiniens.

Dix militaires israéliens et trois civils ont été tués durant la même période.

Les audiences devraient se poursuivre la semaine prochaine à Genève. Richard Goldstone doit achever son rapport début août, afin de pouvoir le rendre public début septembre.

La mission a pour mandat de faire la lumière sur « toutes les violations » du droit international humanitaire et des droits de l’homme supposées commises durant l’offensive, ce qui implique potentiellement tous les acteurs directs du conflit, soit tant Israël que le Hamas.

Richard Goldstone souhaitait d’ailleurs à l’origine se rendre dans le sud d’Israël pour y recueillir les témoignages de victimes de tirs de roquettes palestiniennes, mais s’est vite heurté à une fin de non-recevoir des autorités israéliennes qui l’accusent de parti pris pro-palestinien.

La mission de l’ONU a effectué sa première visite à Gaza du 1er au 5 juin, au cours de laquelle elle s’est rendue dans 40 lieux différents et a parlé à quelque 70 témoins, y compris des proches de victimes de bombardements israéliens.

 

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

http://www.radio-canada.ca/nouvelle...

Rapport du CICR :

1,5 million de Palestiniens affectés par le blocus

 

29 juin 2009 _ Nouvel Observateur

Selon le Comité international de la Croix-Rouge, le blocus de la bande de Gaza par Israël ralentit la reconstruction du territoire ravagé par l’opération militaire de l’Etat hébreu menée de décembre à janvier.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) estime dans un rapport publié lundi 29 juin que le blocus de la bande de Gaza mené par Israël depuis deux ans a épuisé les forces des quelque 1,5 million d’habitants du territoire palestinien.

"Le rapport identifie les sévères restrictions imposées au déplacement des personnes et des biens vers et hors de Gaza au cours des deux dernières années comme étant une des principales causes de la crise dans le territoire", détaille le CICR dans un communiqué.

Israël a imposé un blocus de la bande de Gaza quand le mouvement islamiste Hamas en a pris le contrôle en juin 2007.

Le blocus ralentit de plus, selon le CICR, la reconstruction du territoire ravagé par l’opération militaire israélienne menée de décembre à janvier en réponse aux tirs de roquettes palestiniennes contre l’Etat hébreu, et qui a fait plus de 1.400 morts palestiniens.

Six mois après la fin de l’opération "plomb durci", "les habitants de Gaza n’arrivent pas à reconstruire leur vie et plongent toujours plus dans le désespoir", juge l’organisation humanitaire basée à Genève.

Manque de matériel dans les hôpitaux

"Les habitants les plus démunis ont épuisé leurs mécanismes de survie et bon nombre sont contraints de vendre leurs biens pour pouvoir s’acheter de quoi manger", explique le responsable de la sous-délégation du CICR dans le territoire, Antoine Grand, cité dans le communiqué. Par ailleurs, beaucoup de malades ne reçoivent pas les traitements dont ils ont besoin "faute de matériel dans les hôpitaux". Enfin, à cause du blocus qui complique l’arrivée de matériaux de construction, des milliers d’habitants de Gaza n’ont toujours pas pu reconstruire de logement décent.

Selon CICR, l’économie de la bande de Gaza est en piteux état avec un chômage record, entraînant une baisse du niveau de vie affectant durablement la population dont la moitié est constituée d’enfants. L’organisation humanitaire avertit que les quelque "4,5 milliards de dollars promis par les pays donateurs pour la reconstruction seront de peu d’utilité tant que matériaux de construction et autres articles essentiels ne pourront être importés dans la bande de Gaza".

La réouverture des terminaux demandée

Le CICR appelle donc "les États, les autorités politiques et les groupes armés organisés concernés à faire le nécessaire pour rouvrir la bande de Gaza et assurer une vie digne à sa population civile". "Israël a le droit de protéger sa population contre les attaques", a déclaré Antoine Grand ajoutant : "mais est-ce que cela signifie que 1,5 million de personnes à Gaza n’ont pas le droit de mener une vie normale ?"

L’agence demande, dans son rapport, de faciliter les importations de matériel médical ainsi que l’entrée de matériaux de construction (ciment et acier), la levée les restrictions aux exportations en provenance de Gaza, la réouverture des terminaux pour améliorer le passage des personnes et des biens, l’autorisation pour les agriculteurs d’accéder à leurs terres dans la zone tampon, et le rétablissement d’un accès sûr aux eaux profondes pour les pêcheurs.

 Fadwa Barghouti et Denise Hamouri

à la Fête de l'Humanité

26juin 09  - L'humanité

Solidarité avec Marwan Barghouti et Salah Hamouri

La solidarité avec le peuple palestinien battra au coeur du village du monde. 12 femmes emblématiques de la Palestine, dont Fadwa Barghouti et Mme Hamouri y prendront la parole lors d’un grand après-midi de rencontre. Au village du livre seront présentées les lettres de Marwan Barghouti, en présence de sa femme et de Gisèle Halimi

m a g a z i n e - m u n i c i p a l - d ’ i n f o r m a t i o n s --- d e - V a l e n t o n • 1 8 4
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