Michael Warschawski, journaliste, président du Centre d’information alternative de Jérusalem

écrit au Maire de Stains 

 

Cher/es ami/es de Stains

Cher Michel,

  

C’est avec une emotion certaine que je participe de loin, de Jerusalem, a cet evenement qui celebre 10 ans de jumelage entre Stains et le camp de refugies palestiniens Al-Amari. Vous etes effectivement des jumeaux, issus, l’un comme l’autre, d’une grande histoire de resistance a l’oppression et a l’injustice. C’est cette resistance qui vous unit, par dela la distance geographique, par dela les distances generationelles.

 

Avoir choisi Al-Amari comme partenaire de jumelage est un acte

politique d’une grande importance : au dela d’une expression de

solidarite avec ceux et celles qui sont les victimes les plus directes

et les plus durement atteintes du colonialisme en Palestine, il s’agit

la d’une parole forte pour dire : la question des refugies est le cœur

du conflit Israelo-Palestinien et le droit au retour la cle de sa solution. Plus que jamais il est important de le dire haut et fort,

sans bégaiement, sans ambighuite.

 

Et quoi de plus symbolique que la personnalité de Marwan Barghouti pour marquer cette volonte inflexible de resistance qui unit les citoyens de Stains et les refugies d’el-Amari ?! De sa prison il s’affirme aujourd’hui comme l’un des porte parole les plus populaires, les plus légitimes et les plus respectes du peuple palestinien. Les dernieres élections au Conseil du Fatah viennent de le confirmer.

Aux autorités israéliennes qui s’obstinent a le maintenir en prison,

nous lançons tous ensemble ce message : si vous n’avez pas totalement renonce a un avenir de paix pour nos enfants, prouvez-le en liberant le combattant de la liberte et de l’independance Marwan Barghouti !

 

 

Messages de soutien d'internautes 

Marwan est une pièce maîtresse un authentique résistant politique pas religieux un combattant courageux et un homme déterminé.

Il peut rassembler le peuple palestinien qui souffre tant de sa division interne et naturellement de l'occupation de ses terres, du blocus, de la répression sanglante de l'Etat israélien colonisateur. Voilà pourquoi Israël n'est pas prêt à le libérer ni lui ni Salah Hamouri ni les milliers de prisonniers politiques mais lui moins qu'un autre. Nous devons agir et militer partout pour sa libération au sein des associations, des syndicats et des partis politiques mais aussi comme

citoyen(ne) car oublier la Palestine c'est se défaire de son humanité.

Eve Nice